Anecdotes
Le championnat montréalais de Roche Papier Ciseau
Sunday, September 13th, 2009 | Anecdotes, Le site | Pas de commentaires
Bonjour tout le monde!
J’ai des nouveaux textes de monologue qui s’en viennent, mais je n’ai pas pu avancer beaucoup cette semaine car j’étais en préparation mentale et physique pour le championnat montréalais de Roche Papier Ciseau!
Bon, okay okay, je ne le savais pas le matin même avant de lire cet article. J’ai décidé de ne pas mettre ce vidéo sur mon compte youtube, mais plutôt de l’envoyer sur ma fan page facebook pour ces raisons ci:
1) La qualité du son est pas si hot que ça. Je n’ai pas de micro…!
2) Ce n’est pas un monologue qui punch vraiment. C’est plus un genre de “”"”reportage”"”".
Mais j’ai décidé qu’il avait rapport avec Coeur de Pierre-Luc à cause de la section “Anecdote” et parce que j’ai eu du plaisir à tourner le vidéo. C’est tellement absurde de voir toute l’ambiance qu’il y avait, les gens qui criaient; la foule était en délire! J’ai vraiment eu une belle soirée!
Desfois, ça va couper raidement. C’est que j’ai du couper à des mini endroits pour enlever du temps. Étrangement, mon ordi gelait lorsque le vidéo faisait plus de 12 minutes 35. Sans farce, ça serait vraiment un évènement que j’aimerais reproduire au mois de novembre, par exemple. C’est un bon moyen de ramasser de l’argent, tout le monde a du plaisir et c’est assez niaiseux pour qu’on parle dans les médias!
Pour voir le vidéo on clique là-dessus: http://www.facebook.com/video/video.php?v=137621052796
ou ici.
ou encore ici.
Mais pas ici.
Irresponsable
Wednesday, February 11th, 2009 | Anecdotes | Pas de commentaires
Ça fait longtemps que j’ai écrit une anecdote, ça tombe bien. Je me sens coupable. J’ai un aveu à vous faire.
J’ai un chien. C’est pas ça mon aveu! C’est une prémisse! Chaque chose en son temps!
J’ai un chien et je l’ai promené dimanche passé.
Non! C’est pas ça non plus mon aveu! VOUS ÊTES DONT BEN PRESSÉ!! LAISSEZ MOI RACONTER MON HISTOIRE BORDEL DE MERDE!
Je suis au Parc Lafontaine avec le chien. Nous marchons dans le côté nord du parc. Là il y a des enfants qui font des grosses glissades. Il y a beaucoup de famille qui descende en crazy carpet ou en crazy-disque-en-plastique-cheap-que-le-mien-quand-j’avais-quand-j’étais-plus-jeune-était-plus-beau-parce-qu’il-y-avait-des-tortues-ninjas-dessus.
Il y aussi de l’autre côté du chemin pour piétons des mini glissades d’environ trois pieds de haut. et l’endroit est présentement désert. Des glissades pour bébé j’imagine, vu que les traces de glissades ne sont pas hautes, il n’y a pas un toboggan/traîne sauvage qui peut même avoir une place pour descendre. Eye… c’est tu moi qui était trop peureux quand j’étais jeune ou les toboggans c’est vraiment terrorisants? Quand t’es le premier en avant, t’as pas de coussins gonflables, t’as juste une planche de bois directement dans le ventre quand ça va s’écraser! Moi qui aime tant me péter la gueule et manquer de souffle en même temps!J’imagine que des gens doivent aimer ça avoir des barres qui leur rentrent dans le ventre, c’étaient les mongols qui aimaient le Tapis Volant à La Ronde.
Nous marchons et une petite fille m’interpelle:
Fille : Ah!! Il est bien beau ton chien!
Pierre-Luc : Ah, ben merci!
Fille : Moi aussi j’ai déjà eu un chien!
Pierre-Luc : C’est mignon ça!
Fille : Oui, mais elle est morte.
Okay. Je me mets en mode Trouver une excuse pour partir le plus vite possible.
Pierre-Luc : C’est triste ça…
Fille : Oui, mais c’est pas grave parce qu’elle avait juste 6 mois!
Pierre-Luc : Ouin! Une chance que dans le temps ta mère n’a pas pensé comme ça avec toi !
Ben non, j’ai pas dit ça, mais maudit que c’est quand même la première chose que j’ai pensé. Ma vraie réponse ça été:
Pierre-Luc : Bien je te souhaite d’avoir un beau petit pitou que tu vas pouvoir aimer super longtemps! Yéééééé! Bonne fin d’après midi!
Fille : Baille baille!
La petite fille repart et nous continuons notre chemin. Soudainement, je sens que mon chien a envie de monter sur les buttes de neige sur les côtés du chemin pour piétons. Ça, ça veut dire la même affaire que lorsque t’apprend que Boom Desjardins sort un nouveau album : Il y a de la merde qui s’en vient.
Je fouille dans mes poches et… FUCK!! J’ai oublié de prendre des sacs de plastique pour ramasser la crotte et disons que le décollage de la fusée brune est plutôt.. hum… imminente. Houston! Nous avons un problème!!
Au moins je suis content qu’on ne soit pas de l’autre côté avec les grandes glissades. Personne ne nous regarde et personne ne s’en vient. Elle fait ce qu’elle a à faire et là, je suis vraiment mal à l’aise, mais bon, je réfléchis et je me dis que la neige, c’est pas pire pour camoufler!
Avec mon pied, je mets plus de neige sur le tas jusqu’à ce qu’il ne soit plus visible à l’oeil nu. J’ai perdu genre 50 secondes alors que j’aurais pu m’enfuir en 0 seconde et être déjà très loin. Après avoir fini d’enneiger la preuve, je suis reparti tout en repensant à ma promenade dans le parc à Noel, lorsqu’un chien m’avait pissé dessus.
Finalement, j’allume! Hey! C’est le coin des glissades pour bébé ça! Je viens d’enterrer de la merde dans un terrain de jeu pour bébé!! :(
J’imagine déjà la mère qui va voir son enfant découvrir le joyeux trésor gelé:
Mère : Regardes toi! T’as la bouche pleine de chocolat! Ben non, ne pleures pas! Pour te consoler, maman va te donner un gros bisou!
Au voleur !
Tuesday, January 20th, 2009 | Anecdotes | 12 Commentaires
Je n’ai pas vraiment de temps de libre ces temps ci. J’ai quelques débuts de texte mais il me manque certaines bouts avant de pouvoir les publier je ne veux pas faire comme j’ai fait dernièrement et sortir un texte qui ne me satisfait pas. Ces temps ci, j’écris toujours en faisant d’autres choses, rarement juste à me concentrer à le faire. Desfois, j’aimerais ça avoir une pilule pour ralentir le temps ou sinon une pilule pour me donner l’énergie au lieu de dormir. Parlant de pilule j’ai déjà travaillé dans un Jean Coutu. Venez avec moi, on entre dans la DeLorean, on va à 88 miles à l’heure !
Nous sommes l’été de l’année 2001. Je suis commis de plancher chez Jean Coutu à La Prairie et je viens d’avoir 17 ans. C’est ma première vraie job et j’aime ça. J’ai quelques anecdotes courtes à raconter, mais je préfère les longues, vous aussi vous préférez les longues. Je vous oblige !
Nous sommes un soir de semaine, la pharmacie ferme à 9 heures. Lors de la dernière heure de travail, je devais faire du facing. C’est à dire se promener dans les rangées et replacer bien beau et bien alignés les produits. Il doit rester 50 minutes avant la fermeture alors que l’assistante-gérante vient me voir :
Diane : Pierre-Luc ! Il y a un gars qui se promène depuis 20-25 minutes dans la pharmacie sans rien acheter. C’est louche. Peux tu le surveiller discrètement ?
Pierre-Luc : Je ne vois pas c’est quoi le but d’être discret. Notre but c’est qu’il nous vole pas, c’est pas de le prendre sur le fait.
Diane : Ouan. En tout cas, occupe toi en.
J’AI UNE MISSION!
Que faites vous ?
Sur le moment, ma logique m’a dit que je devrais aller voir le gars pour lui demander ce qu’il cherche. Suis-je logique ? Tout à fait. Je vais donc voir le gars. C’est un gars, il a entre 16 et 18 ans, sans style particulier.
Pierre-Luc : Excuse moi, est-ce que tu cherches quelque chose ?
Gars : Bah… non. Je me promène.
Pierre-Luc : Tsé, si tu cherches quelque chose en particulier, tu peux aller voir une pharmacienne. C’est confidentiel.
Gars : Nenon, c’est gentil, mais c’est correct.
Pierre-Luc : Hésite pas à venir me voir si t’as un problème !
Et là, je retourne à faire du facing, mais vraiment presque dans sa face à côté. Il est là, je suis deux pieds à côté en train de rendre beau les rangées. Ça le gosse que je sois là. C’est louche. Il va ailleurs : Fuck it, je le suis avec une pseudo-subtilité. Ce n’est pas à cause que ma boss m’a dit de le faire, ce n’est pas parce qu’il pourrait voler mon employeur, c’est parce que …
THIS TIME, YOU MADE IT PERSONNAL MAN!
Ma curiosité est piquée et tu m’as menti en pleine face. Ça marche pas demême petit gars. T’as attisé la colère d’UN COMMIS DE PLANCHER CHEZ JEAN COUTU!!
WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARG!!!
Moi et mon uniforme que Best Buy a copié allons te faire la vie dur Ti-gars. On va kidnapper ta mère et on va lui passer une râpe à fromage dans la face si tu n’avoues pas !
Ça fait 1 heure et 5 en tout que tu niaises dans la place. Qu’est-ce que tu tiens tant à voler ? Qu’est-ce que tu cherches à cacher ? Qu’est-ce que tu cherches à ME cacher ? Tu sais qu’il n’y a personne au monde qui peut se cacher pour toujours; regarde Anne Frank.
Je te suis Ti-gars. Je sais que tu sais que je te suis. Tu sais aussi que je sais que tu sais. Il ne reste plus que 10 minutes avant la fermeture. Ça va faire le niaisage :
Pierre-Luc : Bon ben on va fermer dans 10 minutes. Je pense que c’est pas mal l’heure de me dire ce que tu cherches.
Gars : Ouan…
Pierre-Luc : …
Gars : …
Pierre-Luc : …
Gars : …
.
Pierre-Luc : …
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Gars : …
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Pierre-Luc : …
.
.
Gars : …
.
.
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Pierre-Luc : Euh OUI ?
Gars : Ouan, ben c’est que je cherche les condoms…
Pierre-Luc : Aaaaaah! Rangé 14 ! Ça me surprend que tu ne les ailles pas vu !
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Ooooooooooon! Que c’est mignon ! ^^
Ti-gars veut fourrer sa première plotte !
Joyeux Noel!
Thursday, December 25th, 2008 | Anecdotes | Pas de commentaires
Quoi de mieux qu’une anecdote fraiche pour vous souhaitez joyeux noel ? Tout de suite après mes voeux.
J’aimerais vous souhaitez un bon gros Joyeux Noel à tous mes lecteurs et tout spécialement à ceux qui me viennent me commenter souvent et que j’aime commenter à mon tour ! Ça me fait vraiment plaisir ! Passez un bon temps des fêtes. Prenez du temps pour vous, pour vous seulement pas pour la famille, pour les cadeaux ou de se forcer à faire quelque chose parce qu’on est en vacances. RELAXEZ! JE VOUS OBLIGE! -=)
Hier, on était 24 et c’était la réception chez ma mère. Comme à chaque année depuis que je suis jeune, il y a un de mes oncles qui vient. Quand j’étais jeune, mon oncle venait toujours avec son ami Luc, je me souviens quand j’avais 8-9 ans demander si Luc n’avait pas d’amis pour être obligé de suivre un ami dans les fêtes de Noel. Bref, mon oncle est homosexuel et je n’ai jamais allumé sur ce fait jusqu’à l’âge de 20-21 ans lorsque je me suis réveillé. Eye maudit, Luc, c’est pas son coloc pentoute !
Ensuite, Luc et mon oncle ont rompu il y a trois ans, ensuite, il est venu fêté deux fois seul je crois et l’an passé il est venu avec son nouvel amoureux René. Cet année, j’arrive chez mes parents avant pas mal tout le monde. Ding dong, ça sonne à la porte :
Pierre-Luc : Hey! Joyeux Noel Mononc! Joyeux Noel Luc!
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARG !! Je viens juste de l’appeler par le chum de mon oncle par le nom de son ex !!
Pierre-Luc : Ah Euh. Ben. Oups. Excuse moi. Joyeux Noel!
Et je me suis enfui au sous sol ! J’avais tellement honte.
Ensuite, le souper était prêt. Je n’ai pas eu ben le choix de remonter. Nous sommes à la table et mon oncle distribue des assiettes.
Mon père : N’oublie pas d’en distribuer une pour chaque personne.
René : Oui. Il en manque une à Jean-Luc.
BANG!
Pizza Way
Sunday, December 21st, 2008 | Anecdotes | Pas de commentaires
Ça fait longtemps que je vous ai raconté une anecdote. Transportons nous en automne 2001. Je viens d’arriver au Cégep, je suis au Collège Jean de Bréboeuf, car je suis un finissant du millénaire au secondaire. 8)
J’y étudiais en science santé. Le Collège Jean de Bréboeuf est un Cégep privé, il a une bonne réputation ce qui fait que les étudiants de science santé veulent tous devenir des futurs médecins, chirurgiens et autres professionnels de la santé. Ils se battent tous pour une cote R de la mort. C’est comme un roi de la montagne intellectuel dans les cours de biologie, de mathématique et de chimie organique. Ils ne sont pas là pour plaisanter, ce sont pour la majorité des nerds qui n’aident personne sauf eux-même parce qu’ils souhaitent que vous vous plantiez. Si vous vous plantez, leur cote R monte. C’est du chacun pour soi. L’ambiance était tellement une ambiance de marde dans nos classe que le collège a publié un dépliant nommé Aider un collègue n’influencera pas votre cote R pour inciter les jeunes à se parler un peu.
À mon entrée, moi aussi je voulais être un professionnel de la santé, mais de la santé animale. J’étais encore dans mes espoirs d’enfant de 5 ans que mon plan B était de virer astronaute si ça vire mal en tant que vétérinaire. Sérieusement, les gens avec qui je me tiens sont des gens que je choisis et je n’aime pas avoir de freaks qui ne fait que penser et parler d’école ou travail. Je me tiens donc avec un dude assez intelligent, mais terriblement paresseux. C’était un arabe dont le nom m’échappe. Appelons le Amir. Il parle français sans accent mais on sent son influence arabe. Il ne se tient qu’avec des Arabes à l’école et il a l’image du fils riche qui en a rien à foutre et que papa paie tout donc rien n’est jamais grave. Il fallait que je le gosse pour qu’il travaille, quand il le faisait, on avait des bonnes notes, mais comme c’est un gros paresseux, c’était de la job. C’était vraiment long de lui pousser dans le cul, mais quand ça marchait, c’était vraiment cool. C’est comme la sodomie dans le fond.
Nous sommes un vendredi après midi. Amir et moi décidons d’aller au Pizza Way. Nous sommes au mois d’octobre. Il ne fait pas pas froid, nous n’avons qu’un petit manteau mais devons faire vite car nous sommes dans la pause de 10 minutes du cours. Nous utilisons donc un passage ultra secret ! On passe entre les maisons. On est comme dans les jeux GTA, sans la violence, mais on est quand même suspect, un latino et un arabe qui courent dans une ruelle, c’est vraiment suspect !
Je viens de la rive sud de Montréal, les pizzas cheaps, je n’avais jamais vu ça de toute ma vie. Rendu au cegep, j’étais toujours rendu là. Mes parents avaient fait détourner mon courrier pour qu’il se rende là bas. J’étais tellement là souvent que le propriétaire voulait que je devienne le parrain de son prochain fils et que je marie sa plus vieille fille.
Le Pizza Way, comme tout pizza cheap, est dirigé par des immigrants qui ne parlent pas un espèce de mot français. Je suis convaincu que si un agent de l’immigration entrait, ils partiraient tous se cacher dans la cuisine. Je ne comprend pas comment des choses comme ça se produisent. Je veux dire… okay, au pire, les chiffres, ça peut être compliqué. Verbaliser 3.50$ en trois dollars cinquante sous pourrait être à limite dur, mais ne pas comprendre toute garnie, c’est un méchant problème dans une pizzeria. C’est comme travailler dans un garage et ne pas pas être capable de s’exprimer en français à propos des pièces et des problème de la voiture !
Euh.. mauvais exemple.
Je me prends deux Pep’-Fro’ avec une orangeade et mon ami se prend une pointe toute garnie et une hawaienne avec un coke. Ça nous coûte 3.50$. Comme j’ai de l’argent liquide sur moi, devinez qui qui paie… C’est lui évidemment ! J’ai de l’argent liquide j’ai dit. Tout le monde sait que je ne peux pas payer avec ça et que je m’en sers pour faire un miroir liquide pour mon télécospe géant à la maison.
VOUS SUIVEZ PAS PENTOUTE LÀ!
Nous faisons le deal suivant : Il tient les canettes et je tiens les pizzas. Ah ce que c’est mignon la camaradie. Okay non, c’est que lui avait des gants. Nous quittons le Pizza Way pour retourner au Cégep. On ne court pas, mais on marche vite. on passe la ruelle, on se ramasse dans le stationnement de l’école et là, j’essaie d’avancer mon pied gauche, mais je ne suis pas capable… ?!?!
Je donne un autre coup pour faire avancer mon pied, mais je suis bloqué, je ne comprends pas.
Et là je regarde ce qui empêche mon pied de lever. Il y a un objet sur mon pied, un gros objet rouge. Je ne comprend pas. Et là je finis par comprendre et là je crie. En fait, je ne crie pas, je HURLE !
Pierre-Luc : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!
Il y a une putain de voiture SUR mon pied. UNE VOITURE ESTI!! C’est vraiment une des pires choses qui m’est arrivée de voir en vrai : Mon pied est sous le pneu avant gauche du véhicule. Mon soulier est tout écrasé et osti que ça fait mal. Les pizzas revolent dans les airs et je mets mes deux mains sur le capots et j’en lâche un autre pas pire.
Pierre-Luc : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!!!
Et là le conducteur baisse sa vitre :
Conducteur : Eye man, t’es tu correct ?
Pierre-Luc : TON CHAR EST SUR MON PIED CRISSE D’ÉPAIS!!! TU PENSES TU VRAIMENT QUE JE VAIS BIEN ??
Conducteur : Ben là… je fais quoi ?
Pierre-Luc : DÉCALISSE DE SUR MON PIED ESTI DE CAVE!
Et là, la brillante idée du gars c’est d’avancer, question de finir sa destruction sur mon pied, mais ça ne marche pas, c’est parce que mon pied n’est comme une bosse à terre, il y a de quoi au bout qui l’empêche d’avancer.. MA JAMBE. Ben oui, le gars décide Tiens, je vais continuer tout bonnement ma route comme si de rien n’était. Bref, sa technique ne marche pas et il fait juste écraser encore plus écraser mon pied.
Pierre-Luc : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARG!!!
Conducteur : Eye excuse man ! On est coincé ! Je fais quoi ?
Pierre-Luc : RECULE CALISSE DE CAVE! T’AVAIS JUSTE À RECULER OSTI DE MORON !!!
Le conducteur recule pour libérer mon pied et s’enfuit à toute allure, un garde de sécurité vient en courrant.
Garde de sécurité : Est-ce que ça va bien ici ?? J’ai entendu crier !
Pierre-Luc : C’est parce que y’a un CAVE qui m’a roulé sur le pied avec son char.
Garde de sécurité : T’es tu correct ?
Pierre-Luc : Je ne le sais pas moi même… Mon pied a l’air sensible, mais je n’ai plus vraiment mal.
Gardien de sécurité : Ouan.. en tout cas… bonne chance là !
Et le gardien de sécurité s’en va ! Demême, là je regarde en Amir en voulant dire Euh, on fait quoi maintenant?
Amir : T’es cave man. T’as lancé les pizzas à terre ! Vu que c’est de ta faute, c’est toi qui doit aller les rechercher !
Et je ne sais pas si c’est parce que j’ai vraiment mal, parce que je suis super stressé, mais merde, c’est probablement la phrase la plus drôle que j’ai entendu de cette année là. D’un coup, ma douleur est divisé de moitié et je reprends mes esprits. Il m’aide à m’assoir sur un banc et on planifie le reste.
Pierre-Luc : Bon, ça l’air pas pire. Je peux bouger mon pied et je peux bouger toutes mes orteils. Donc il n’y a pas vraiment de problème à part que c’est sensible et que je ne peux pas piler dessus.
Amir : Ouan. Ça donne pas grand chose d’aller à l’hôpital…
Pierre-Luc : Mais c’est sensible, ça me ferait du bien de prendre un anti-douleur ou quelque chose dans le genre. T’aurais pas des médicaments dans ton casier ?
Amir : Absolument aucun man, mais on peut aller à l’infirmerie. Ils ont peut-être de quoi pour toi là bas.
Je ne savais même pas qu’on avait une infirmerie et finalement, lui non plus. Il a dit ça à la volée. Il vient de me bullshiter, ça doit être ses origines arabes qui sont ressorties. Finalement, on finit par trouver une forme d’infirmerie. On entre, il y a un nerd qui lit un livre, mais il semble que ce soit lui qui soit en charge. Il me dit qu’il n’y a rien à me donner à part des Tylénols. Euh.. bon, ça va faire la job. J’arrive pour quitter et le nerd m’intercepte. Je dois signer un livre qui dit que je suis passé, ce que j’avais et ce qu’il m’a été donné. C’était comique de voir ce que j’avais eu par rapport aux autres :
Audrey. Mal de tête. Deux comprimés de Tylénol.
Jean-François. Mal de coeur. Repos de 55 minutes.
Christopher. S’est coupé avec une feuille. Un petit pansement.
Mélissa. Mal de gorge. Deux pastilles.
Pierre-Luc. Écrasé par une voiture. Deux comprimés de Tylénol.
Vieux Joe connaissant
Tuesday, November 18th, 2008 | Anecdotes | Pas de commentaires
Suite à ce post ci, j’ai décidé de raconter une histoire qui m’est arrivé. Tout d’abord, c’est impossible de le savoir parce que je l’ai dit nulle part sur mon site, mais bon…
JE NE SUIS PAS NÉ AU QUÉBEC!
Déclaration choc !
Pour faire une histoire courte : Je suis né à Bogota en Colombie. Ma mère m’a donné à l’orphelinat qui m’a confié à des parents adoptifs québécois. Poursuivons avec l’anecdote en question ici :
Il y a bien longtemps
Dans une galaxie lointaine
Très lointaine
…
..
.
Bon okay, pas aussi loin que ça, ni dans le temps, ni dans l’espace. Nous sommes en 1999. Je suis en secondaire quatre dans une école privée dont la moitié du bâtiment sert d’école, l’autre moitié sert de pré-cimetière de foyer de retraite pour vieux jésuites. Afin que les étudiants ne fassent pas de trouble aux vieillards et que les fossiles ambulants retraités ne viennent pas se perdre dans l’école, il faut un code d’accès pour pouvoir traverser l’ultime frontière.
La raison pour laquelle je sais que nous sommes en 1999 et non 1998 c’est que mon ami Simon s’est cassé/foulé/entorsé/twisté le pied droit et qu’il l’avait fait en ski, donc en hiver, fort probablement après décembre surement durant les festivités hivernales. Élémentaire mon cher Simon !
Vous saviez, la personne en béquille à l’école avait le droit à certaines faveurs. La plus convoitée, c’était de pouvoir quitter cinq minutes avant la fin de la torture du cours. (Je suis vraiment trop accro un fan des mots barrés). (((Ce n’est pas correct je crois de faire une phrase au complet dans une parenthèse.) Ai-je un déficit d’attention ?) Okay, ça fait vraiment trop de parenthèses là). L’idée de le faire sortir plus tôt c’est afin de d’éviter de croiser l’infâme trafic étudiant. En effet, je me souviens avoir trop entendu souvent dans l’intercom Il y a un embouteillage au niveau de la toilette des filles parce qu’il y a une fille qui a été menstruée sans le prévoir, passez par le sous sol pour vous rendre au gymnase. Le moyen le plus rapide est de passer par le couloir des laboratoires mais seulement si vous n’avez pas d’odorat car quelqu’un a lancé une bombe puante.
D’ailleurs, suis-je le seul au monde à croire que l’annonce radio a peur de dire trop de mot lors de la circulation ? On dirait qu’il en parle en langage morse/codé en plus de parler aussi vite qu’un encanteur : Champlain, c’est Milan. Turcot une quinzaine. Jacques-Cartier c’est par la 15 et le pont-tunnel c’est à la 30. Sauf qu’il dit ça en 45 secondes, donc si tu t’enlignes vers Champlain, tu comprends que c’est bloqué, mais là, le temps que ton cerveau ait analysé l’information pour savoir quel alternative prendre, c’est déjà trop tard. T’as manqué le reste de la circulation ! Comme tout le monde est dans ta situation, ça klaxonne, ça fait des rage au volant, ça crie et comme tu veux avoir la paix et ne plus rien entendre, tu enfiles des bouchons de circulation.
Telle la voiture d’un alcoolique, je trouve que je dévie pas mal trop. J’avais réussi à négocier avec le directeur que je serais l’accompagnateur de Simon, je tiendrais son sac et je pourrais partir cinq minutes avant la fin de chaque cours moi aussi OH YEAH!! Tout ça pour aller poiroter debout pendant 5 minutes devant la classe dans laquelle le prochain cours aura lieu. En plus, ce n’est pas pour faire mon hot là, mais… le directeur nous avait donné le fameux code pour pouvoir traverser du coté des jésuites parce qu’on doit prendre l’ascenseur desfois.
Une journée donnée, à une heure donnée moins cinq minutes donnée (je vous en donne des affaires moi !), on se dirige vers le coté des jésuites pour aller prendre l’ascenseur, nous entrons le code, nous ouvrons la porte et nous tombons dans une autre dimension. Pas dans une galaxie lointaine, très lointaine, mais juste lointaine. On se croirait dans un hôpital. Il y a des personnes âgées partout, un coin à infirmière, aucun médecin en vue. Je suis pas mal sur que j’aurais pu mettre de l’action là dedans en pitchant 2-3 peppermint et 4-5 cartes de bingo.
Nous entrons dans un ascenseur et j’appuie sur 2, 5 et sur 4. Notre cours est au troisième étage mais je fais déjà du Parkinson ! Nous sommes dans l’ascenseur et un vieux monsieur entre. Il semble assez jeune pour être là bas : Il ne bave même pas à terre! Sérieusement, ça semble être un bon gaillard sur ses deux jambes, il me regarde et demande à mon ami comment il s’est blessé. Ensuite, il me regarde moi :
Armand : T’as pas l’air d’être né icitte toé.
Pierre-Luc : Effectivement… effectivement.
Armand : Pis toé, d’â oussé que tu viens ?
Bon okay, je ne savais pas comment il s’appelait, mais je vais essayer de le rendre sympathique avec un prénom fictif.
Pierre-Luc : Ah, moi je suis né en Colombie.
C’est étrange, mais je ne suis même plus surpris d’entendre Britannique ? Sans blague, ça m’arrive disons à une personne sur vingt-cinq. La personne se rétracte toujours en réalisant qu’elle vient de dire une grosse stupidité, mais quand même.
Armand : Ouan. T’es tu sur de ça ? T’as l’air d’un arabe toé !
Arg. J’aime pas ça me faire dire ça. Ça me fait chier. C’est pas une insulte, c’est juste ce que je ne suis pas. Comme quand le monde pense que t’es gay. Ça gosse, tu te fâches, tu dis que t’es pas gay, là on te traite d’homophobe comme si c’était une insulte d’être gay. Là tu dis que t’es pas homophobe et là les gens te traitent de gay refoulé.
Pierre-Luc : Et non…! Je suis vraiment né en Colombie. Ça me surprendrait pas que votre géographie vous fasse défaut monsieur ! Mais c’est pas grave du tout -=)
Ah, oui, c’était moi. Une insulte suivie d’un clin d’oeil. De la passivité agressive à son meilleur. Un Mangez dont de la marde, s’il vous plait.
Armand : Nenon, chu sur que t’es arabe toé !
Pierre-Luc : Bon ben là, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise esti ? Je suis né en Colombie, je le sais.
Armand : Ah, moé je pense pas. Moé je pense que t’es un arabe !
Pierre-Luc : Hé bien…
Tu gosses. Au moins l’ascenseur est arrivé, on sort, on se dirige vers la porte, que dis-je, le portail vers notre dimension scolaire. Merde, le vieux bonhomme nous suit !
Armand : Pourquwé tu le dis pas que t’es un arabe ? T’as tu honte de ça ?
Pierre-Luc : Avez-vous des preuves pour affirmer que je suis arabe ?
Et là, il réfléchit un long dix secondes.
Armand : C’est quoi le nom de tes parents ?
Hum. Il aurait peut être du réfléchir plus longtemps. Là je suis tanné, ça niaise. Je veux shooter de quoi de vraiment pas rapport juste pour lui faire fermer et que je puisse partir, même si personne ne me retiens vraiment.
Pierre-Luc : Mon père c’est Liu Kang et ma mère Shao Kahn.
Bouché ben raide ! Même Bon, okay, j’avoue que les premiers noms asiatiques sont sortis directement de Mortal Kombat, mais c’est tout ce dont j’avais besoin. Je me suis reviré de bord immédiatement et j’ai entré le code et j’ai dit à mon ami de me suivre. Le vieux monsieur est resté droit comme un piquet.
Non mais faut tu être assez fatiguant pour obstiner quelqu’un qui sait de quoi il parle ? Bordel, ça gosse ! C’est comme argumenter avec une fille pour savoir comment elle se sent en SPM, chialer après un amputé pour parler de membre-fantôme ou débattre avec Pierre Falardeau sur la gingivite.
Pour être sérieux, ce qui m’a le plus touché dans cette histoire là, c’est l’histoire de mettre des codes. Le directeur nous a fait venir plus tard parce qu’un vieux avait vu le code quand je l’avais entré. Il nous avait faire attention pour que personne ne le voit parce que le vieux en question s’était sauvé. Il s’était SAUVÉ ! Comme un chien se sauve lorsqu’on garde la porte ouverte trop longtemps, comme un gamin qui ne peut plus jouer au Xbox, le petit vieux, c’est sauvé ! Il a fait une FUGUE ! C’est triste, c’est comme si on gardait les vieux enfermés. Je ne comprends pas ça, c’est Vous êtes ici pour mourir, essayez dont de mourir proche s’il vous plait, on n’aimerait pas que ça sente du côté de l’école. Les personnes âgées ne vivent plus dans la dignité. Personne ne leur rend visite. Tout le monde se balance de leurs histoires et de leurs expériences. On ne leur fait plus confiance, bon, faut dire que je surveille ma grand-mère de près depuis qu’elle a mis le feu à ma petite chienne. Tiens justement ! Je dois vous quitter, ça gratte dans la porte patio.
Ma grand-mère veut sortir de sa cage pour aller faire pipi dehors. Vous voyez, elles sont propres les personnes âgées !
L’appareil photo de mon cellulaire
Monday, October 27th, 2008 | Anecdotes | Pas de commentaires
J’ai un gros examen professionnel qui m’attend le 4 novembre, je serais occupé donc si mes textes sont un peu moins fréquents ou plus courts dans les deux semaines qui suivent, c’est pour cette raison. Je risque d’aller plus vers l’anecdote étant donné que ça requiert moins d’imagination. Ce n’est pas un style que je maîtrise super gros dans le sens que je ne sais pas si j’arrive vraiment à la rendre drôle, mais j’ajoute toujours des trucs pas rapport au travers. J’ai des fois l’impression que mon imaginaire est plus original et drôle que ma vraie vie, mais j’imagine que je vais finir par de venir meilleur au fil du temps…!
Le 22 juillet 2008, je voulais aller écouter Dark Knight, le tout nouveau Batman. Étant résidant de la rive-sud de Montréal à l’époque (je déménageais à Montréal 9 jours plus tard), le cinéma le plus proche de chez moi était celui au Quartier dix-30 . C’est tellement trendy, à la mode, dans le vent, le dix est écrit en lettres et le 30 en chiffres. Je ne comprend pas c’est quoi qui les ont motivé à faire ça. Je les imagine en meeting de production…
Boss: Bon, fak on appelle tu ça le 10-30 ?
Bobby: Hein? C’est ben un drôle de nom.
Boss: Oui, mais c’est à l’intersection de la 10 et de la 30.
Bobby: Oui, mais de là à appeler ça le 10 30.
Boss: C’est quoi le problème ?
Bobby: Ben, ça va prendre vraiment trop de place. Écrire 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 partout, c’est ben trop long 10 30.
Boss: Ben non, j’ai pas dit 10 30, j’ai dit 10-30 !
Bobby: BEN C’EST ÇA QUE J’AI DIT!! J’ai dit que c’était trop long faire 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 !! Au moins t’as pas choisi 30-10.
Boss: J’ai pas dit 10 fois 30, c’est ça le nom ! 10-30 !!
Bobby: C’est compliqué ton affaire boss.
Boss: Ben non, check, on va écrire le 10 en lettres pour éviter la confusion.
Bobby: Pourquoi on l’appelle pas le trente-10 d’abord ?
Boss: Bobby.
Bobby: Quoi boss ?
Boss: Prend tes affaires, l’agence n’aura plus besoin de toi.
(Ouf, moi qui disait qu’imaginer des affaires serait trop long !)
Bref, on arrive au cinéma. Il y a une méga FILE de la mort qui tue, oh. my. GOD! C’est juste trop fou. Il y a une giga file d’attente pour les caisses, une méchante file pour les postes électroniques pour réserver sur une petite machine et payer avec une carte. C’est trop fou, ça déborde dehors, c’était coincé donc forcément, ça pue. C’était tellement plein, on ne peut même pas dire qu’on était tassé comme des sardines. En réalité, ce sont les sardines qui disent On est tassé comme au cinéma du dix-30 lors de la sortie du deuxième Batman.
En gossant sur les machines pour acheter nos billets, on réalise qu’il n’y a plus de place avant genre 11 heure, peu importe la langue. Comme je travaille le matin, ça ne fait pas vraiment mon affaire. On retourne donc dans la Pierre-Luc Mobile !
Rendu au cinéma Guzzo sur le super boulevard Taschereau, on réalise que là aussi, y’a pas mal de monde. Étrangement, on réussit à avoir des billets pour le film qui commence dans 25 minutes. Et là, moi et mon ami on attend que les gens sortent du visionnement. Pour ceux qui ne le savent pas, ma phobie dans la vie, c’est de perdre mon temps, de ne pas rentabiliser mon temps. C’est une étrange phobie hein ? Pour moi, perdre mon temps, c’est un crime, on a seulement une vie à vivre et j’ai peur de perdre mon temps. C’est pour ça que je n’ai jamais écouté Mr Showbizz à TQS.
Je décide donc d’aller me chercher un Pepsi. C’est intelligent ça… au lieu d’attendre en file pour le film, je décide d’attendre en file pour une liqueur! C’est comme l’expression dit là… déshabiller Paul habiller Jean. Expression viellotte avec des vieux noms. Aujourd’hui, l’expression serait plus déshabiller Marie-France Bazzo pour habiller Virginie Coosa ! Sauf que là, c’est une situation ou perd deux fois par contre… ouan, c’est coussi-Coosa.
En attendait pour passer ma commande, je regarde le lobby du cinéma et c’est fou, y’a PLEIN de monde, là je me dis Tiens, je vais prendre la salle en photo, c’est quand même impressionnant !
Je me penche pour sortir mon cellulaire de ma poche, je mets le cellulaire en mode appareil photo. Je tiens le cellulaire comme quand on prend des photos, tsé, avec les mains sur le coté et mes yeux rivées sur l’écran. Bref, j’ai l’air de ce que je vais faire. Fak je me retourne pour prendre une photo du lobby, j’appuie sur le déclancheur…
TABARNAK!
Y’a un handicapé qui se met dans la file à droite et viens caché le reste du lobby. Quand je dis handicapé, je ne parle pas pas un dude juste en chaise roulante qui a juste un problème de jambes là, pas un amputé de guerre là, ben… si il est vraiment un amputé de guerre, on imagine qu’il a fais au moins 2-3 guerres parce qu’il lui manque vraiment des morceaux !
J’ai vraiment l’air de prendre une photo de lui avec mon cell. Et évidemment, là lui et son tuteur me regardent et ils me voient en train de prendre une photo d’un handicapé. Genre Eye!! Check le mutant! Je vais le prendre en photo!!
Évidemment, je réagis comme toute personne normale, je regarde immédiatement ailleurs. Je regarde mes pieds parce que je fais semblant d’envoyer un message texte, de fouiller dans ma liste de contact ou de jouer à un jeu dessus et là, ça fait Click parce qu’il y a un délai de 2-3 secondes entre le moment ou j’appuie sur le déclencheur et la prise de photo. Autrement dit, s’ils ont entendu ce fameux Click, ils ont vraiment pensé que mon but dans la vie, c’est de prendre des handicapés en photo.
Mais ça, on le saura jamais, j’ai été trop chicken pour voir leur réaction. Pok pok pok !
C’est vrai que y’était bon Batman The Dark Knight !
Pierre-Luc : Auteur de romans jeunesses
Friday, October 24th, 2008 | Anecdotes | Pas de commentaires
Ce texte ne punch pas comme mes autres en général, j’avais juste envie de partager cette histoire.
Le 2 septembre dernier, j’ai accompagné une amie à la Grand Rentrée Leméac. Comme ça fait un bout de temps, ça se peut que ma mémoire des noms et des personnes aille été affectée. Je me souviens même plus de la place, je me souviens juste que c’était dans le Vieux Port le nom a rapport avec Tintin, sûrement avec le mot île dedans. Tout ce que je sais, c’est que y’a un pusher qui est venu me voir pour me dire que y’avait de la Coke En Stock.
La Maison Leméac se trouve à être une maison d’édition qui publie des romans.
Je dois dire que je ne lis jamais de roman. JA-MAIS. Je déteste ça. Je trouve ça trop long pour rien. Je pense que je suis trop insécure, j’ai besoin de voir absolument tout et je trouve que le romancier ne m’amène pas ou je veux et m’impose de voir sa patente de son point de vue à lui. J’ai pas envie de savoir qui a construit le verre de scotch, je veux juste voir sa forme, sa texture et que je puisse faire ça en regardant le reste de la pièce d’un coup d’œil et qu’on me dise La pièce, est demême bon !
Je n’avais aucun espèce de rapport là. Mon amie, non plus, étant donné qu’un auteur l’avait invité sur Facebook. Je ne vais pas dire son nom des auteurs présents pour ne pas me faire poursuivre pour diffamation, je me protège ! D’ailleurs, j’écris ce texte en portant un condom.
Admettons qu’on l’appelle Manuel Paquin. Mon amie aime vraiment tout ce qu’il fait et on est là pour le voir. Il y avait aussi un autre auteur connu présent. Je ne dirais pas le nom de l’auteur, disons que son prénom c’est comme Christine mais au masculin et que son nom sonne un peu comme Astral et qu’il a un blogue très populaire. Bien sur, je n’irais pas mettre le lien de ça ici, je ne dirais pas cliquez ici ou allez voir là bas si il est. Je suis pas du genre à dire suivez cet hyperlien.
C’est vraiment un mot hot ça, hyperlien, ça fait vraiment hyperespace et les fans de livres diraient Hypérion. Hyperlien.. c’est hot ! Ce n’est pas juste un lien normal là, c’est même plus qu’un super lien. Eye, superlien, ça, ça sonne comme un héro de bande dessiné. Super Lien à la rescousse pour venir sauver la terre ! C’est HYPERLIEN!!
Mais bon, dans le temps, je ne m’intéressais pas à la blogosphère du tout et j’avais aucune espèce d’idée de qui allait y être, c’est tout juste si j’ai googlé le nom de la maison d’édition avant d’y aller.
Il y avait aussi l’auteur Jean Barbe, mais il n’avait pas de barbe. J’étais pas mal déçu.
Donc on arrive là, mon amie et moi réalisons qu’on a aucun espèce de rapport là, mais y’a un élément qui nous fait rester là. Weyons… ça finit par Open. Maudit, je l’ai sur le bout de la langue…
Ah oui.
BAR OPEN!
Donc on sait pas trop quoi prendre, on commence avec du vin, on se dit qu’on est avec des artistes et que des artistes, ça boit du vin en faisant de la peinture et en allant pleurer leurs tourments et amertumes après.
Bon, on aperçoit enfin mister Aquin et là, on niaise un peu et finalement, je décide faire les premiers pas vers l’écrivain en premier. Il reconnaît mon amie, tout se passe bien. Là, y’a comme un frette parce que personne n’a rien à se dire et je décide de faire l’interviewer de service. Je me suis dit qu’en posant des questions, ça va faire de la conversation, ça va faire plaisir à mon amie et l’interviewé sera content de parler de son œuvre.
Moi : J’imagine que vous êtes fier de votre nouvelle création !
Aquin : Ouan. Pas pire pas pire.
Moi : …
Tout le monde se regarde les pieds.
Moi : Ça doit être long écrire un roman, souvent on entend parler d’auteurs qui vont à l’autre bout du monde pour faire de la recherche ou qui font des entrevues avec des personnes et même des psychanalyses d’eux même pour pouvoir faire de quoi de plus vrai. Ça vous a pris combien de temps ?
Aquin : Bah… j’ai chié ça en 2 semaines quand j’étais à mon chalet.
Pierre-Luc : Ah, je croyais que c’était plus long que ça.
Aquin : Bah. Non.
Messemble que ça aurait été plus simple de dire Ça ne me tente pas d’être ici. C’est un chic type pareil ce Emmanuel Aquin.
Bon ben astheur qu’on a parlé avec notre personne-contact (je trouve ça hot dire ça comme ça, je me sens comme un espion), faut qu’on trouve quoi faire de notre peau parce qu’on connaît personne ici. On s’en va au fond, on mange plein de petits fours, on boit de la bière, on niaise. Finalement, on rencontre un couple un peu dans la même situation que nous, on s’assoit donc à 4 à faire des conversations d’usage.
Gars : En passant, moi c’est Arnaud, vous c’est quoi ?
Mon amie arrive pour dire son prénom et je la coupe.
Pierre-Luc : Elle, c’est Myriam.
Alors que ce n’est pas pentoute son prénom, c’est juste trop malade, en un regard, on vient de comprendre tous les deux qu’on dit n’importe quoi ce soir. Bref, durant toute la conversation qui suit, on fait exprès de s’appeler par des faux noms.
Pierre-Luc : Ouan, fak je disais à Catherine l’autre jour que…
…
Amie : Oui, c’est ce que Seb pense aussi.
…
Pierre-Luc : Non, je ne connais aucun auteur ici, je suis ici pour accompagne mon amie Martine.
Et ça passe dans le beurre ! C’est juste trop cool ! Ben, pour environ 25 minutes avant que la fille catch notre jeu. Alors on se présente sous nos vrais prénoms, juste ça servira à mettre le doute dans leur esprit plus tard dans l’histoire.
Je vais au bar nous chercher une autre bière et là, il y a une vieille dame qui est au bar.
Dame : J’aimerais une coupe de vin rouge monsieur.
Barman : Oups ! Il ne me reste plus de vin ici, je vais devoir retourner au bar
Le barman quitte pendant un instant. La vieille dame se vire vers moi.
Dame : C’est une belle journée non ?
Pierre-Luc : Oui ! Super température, belle place, beau lancement, bonne bière !
Dame : Oui. C’est vrai ! Êtes vous auteur vous ?
Ah non mais là, QUELLE BELLE OUVERTURE POUR BULLSHITER N’IMPORTE QUOI!!
Résumons la situation :
- Je ne connais personne ici.
- Personne ne me connaît ici.
- Je m’ennuie.
Trois éléments très dangereux en ma présence. Alors je décide d’y aller pour dire n’importe quoi et de ne me pas prendre au sérieux, juste pour le plaisir.
Pierre-Luc : Oui… mais je ne fais pas affaire avec Leméac par contre.
Dame : Ah oui? Pourquoi ?
Pierre-Luc : Bien… disons que ce que je fais ne cadre pas dans leurs… objectifs. Avec ce que je fais, disons que je suis plutôt mal perçu.
Et là, j’envoie mon talent d’acteur qui fait semblant d’être un auteur frustré.
Dame : Ah oui? C’est dont bien triste ! Qu’est-ce que vous écrivez ?
Pierre-Luc : Écrire est ma passion ! C’est ma raison de vivre ! J’adore écrire et j’adore imaginer ! C’est pour ça que j’écris que des romans de science fictions.
Dame : Ah oui? Parlez moi en peu.
Et là, c’est pas compliqué, je suis dans mon personnage et c’est vrai que je trip sur Star Trek, particulièrement The Next Generation.
Pierre-Luc : J’adore inventer des univers, des sociétés. Faire évoluer des personnages dans un environnement irréaliste mais à la fois crédible ! J’adore imaginer le monde si un élément de l’histoire de l’humanité ne s’était pas produit et que la théorie du chaos aurait fait changer ! Un jour madame, je vais vivre de mon art !
Pour ceux qui me connaissent, vous savez à quel point j’étais crampé dans ma tête à la dernière phrase.
Dame : Ah! Comme c’est intéressant !
Les bières arrivent, le vin de la vieille dame aussi. Environ 45 minutes plus tard, le gars avec qui on est assit reviens avec un autre bière :
Arnaud : Eye esti ! Tu nous avais pas dit que t’étais auteur !
Moi : Hein? Je ne suis pas auteur non plus…
Arnaud : Ma mère vient de me dire que t’étais auteur de romans jeunesse.
Moi : haha. Y’a du avoir un malentendu quelque part.
Arnaud : Ça me surprendrait, ma mère c’est Christine Leboeuf. Elle connaît vraiment bien le milieu littéraire et elle est auteure en plus.
Ah oui, c’est vrai, c’est pour ça qu’il est ici et qu’il s’emmerde. J’avoue que je ne suis pas sur si c’est Christine Leboeuf le nom, mais je crois que le Christine est juste.
Pierre-Luc : Ah non, j’ai dit ça en en blague à une madame tantôt, tsé, comme on niaisait tantôt avec les prénoms.
Et ça reste de même, et là, toute la soirée, moi et mon amie, on s’est amusé à changer de nom, changer de profession, on parlait à Emmanuel Aquin, Christian Mistral, Jean Barbe, c’est a peu près les seuls dont je me souviens. De temps en temps, on racontait une niaiserie pas rapport juste pour le kick. C’était vraiment cool d’improviser comme ça et c’était malade parce les gens nous écoutaient et nous croyaient. Mais le plus bizarre, c’est que desfois on se contredisait et ça passait directement dans le beurre, faut dire que tout le monde était pas mal pas mal vraiment saoul.
Mais bon, on est revenu avec le couple de jeune de tantôt. Et là, sa mère arrive :
Mère : Eye! T’es auteur toi !
Et là je me dis : Ça va être drôle..!
Pierre-Luc : Et oui…!
Arnaud : ?!?!?# Wtf osti ?
Okay. C’est vraiment drôle parce qu’Arnaud me regarde comme si j’étais un Alien.
Mère : On m’a dit que tu étais auteur de romans jeunesse.
Pierre-Luc, offusqué : Non. Vraiment pas. Je n’aime pas qu’on m’appelle comme ça. Je fais de la science fiction, c’est sur que les jeunes aiment particulièrement ça, mais je le fais pour tout le monde, c’est un grand public. L’étiquetter juste aux jeunes, ça diminue ce que je fais, car le propos de mes romans est très sérieux. Ce n’est pas que les jeunes sont stupides, c’est que je n’écris pas QUE pour eux et ça empêche par exemple, les femmes âgées, de lire et apprécier ce que je fais parce que c’est mal vu.
Et là, le père du gars embarque, je ne sais pas si c’est son père, mais dans ma tête, ce l’est et comme c’est moi qui raconte l’histoire, c’est son père bon. Il semble bien placé dans Leméac d’après la conversation qui va suivre.
Père : Ah ouin. Fak on va te voir au salon ?
Euh… Ils sont tu en train de me parler du Salon du livre ou ils m’invitent chez eux ?
Pierre-Luc : Ah, je ne sais pas. Faut dire que je n’ai pas vraiment entendu parler vraiment.
Mère : Leméac va avoir son propre kiosque, on pourrait te faire de la place si tu veux !
Et là, je sens de la passion dans le ton et de madame Leboeuf, ça commence à me faire peur.
Père: Oui. C’est quelque chose que Leméac n’a jamais apprivoisé. Ça ferait du nouveau et ça nous permettrait de viser une autre clientèle !
Et là, je me dis : Osti, dans quelle niaiserie je me suis embarqué ? Je suis en train de me faire inviter à quelque chose de grand quand même. Du moins, pour le gars comme moi qui s’en fou, une place au Salon Du Livre, j’imagine que c’est gros. C’est quand même un évènement qui me dit quelque chose.
Là, j’ai deux choix, soit que je bullshit un nom pas rapport et un numéro de téléphone faux ou soit que j’admet tout de suite que je niaise. Le premier serait intéressant…
Oh que oui, ça serait vraiment drôle de continuer le jeu, mais je me sens mal pour eux. Je me sens même coupable de lui avoir donner une fausse joie. Alors j’avoue :
Pierre-Luc : Hehe Merci, mais je dois vous dire quelque chose.. ok.. non, sérieusement.. Je ne suis pas auteur pentoute.
Voilà, c’est dit ! Mais son body language me dit qu’elle est incrédule. Je me sens vraiment cheap parce que je n’ai pas envie de décevoir personne, je faisais juste niaiser moi.
Mère : Ah ! Je ne te crois pas !
Pierre-Luc : Bien… c’est la vérité. Je suis … dans la vie de tous les jours. Je n’ai même pas lu un roman depuis des années !!!
Mère : C’est la directrice de Leméac qui me l’a dit tantôt. Elle connaît bien le milieu.
Moi : Non… mais c’est tantôt au bar, j’ai dit oui pour niaiser.
Père : Ben weyons dont! C’est pas avec une attitude peureuse demême que tu vas percer. Assumes ce que tu fais et on va pouvoir t’aider !
Moi : Je veux pas percer! Je suis même pas auteur!
Mère : Ah! Moi je pense que tu l’es..!
Et là, mon amie est venue me rejoindre et on est allé parlé à d’autre monde, mais merde, c’est fou à quel point on peut tellement se faire facilement passer pour n’importe qui ou n’importe quoi. Je me faisais penser aux films d’espions, j’avoue que l’enfant en moi a bien aimé ça.
Là bas, j’avais rencontré une femme et la présentation avait été comme ça :
Pierre-Luc : Et toi, t’es ici pour quoi?
Femme : Ah. Ben moi je suis l’amante d’Emmanuel Aquin.
Je me trompe peut-être de nom, je n’arrive plus à m’en souvenir, mais bon, elle avait des cheveux rouges, un briquet en forme de grenade et elle aime Soul Caliber, c’est tout dont je me souviens d’elle.
Je suis l’amante de Bobby.
Quelle façon poche de se présenter. Faut vraiment avoir peur de l’engagement pour se présenter demême hein ! Okay, j’avoue que le mot blonde, c’est laid, surtout qu’elle n’était pas blonde. Elle aurait pu choisir le mot copine qui fait fureur dans nos générations. En choisissant le mot amante, elle spécifie qu’elle baise avec, mais qu’elle n’est pas son amoureuse, mais qu’elle est plus que son amie. C’est drôle pareil, plein d’information en une phrase ! C’est comme Parlons de ma vie sexuelle ouvertement…
J’aime être sur le dessus mais je n’aime pas me faire baiser par arrière parce que je ne peux pas voir mon amant. Ce qui me fait orgasmer c’est surtout de me faire dominer et de me faire attacher. Par contre, je n’aime pas les menottes, je trouve que ça sert mal, par contre, j’aime lorsqu’on serre une corde autour de mes mains, fort fort fort. Je veux pouvoir voir les veines qui me sortent des poignets. Que ce ne soit pas un simple nœud, un lien normal ou même un super… mais un hyper lien !
Ma pire journée de travail à vie
Wednesday, October 15th, 2008 | Anecdotes | Pas de commentaires
Aujourd’hui, j’ai décidé que j’allais vous raconter ma pire journée de travail à vie. C’était lors de mon 2e emploi en usine, j’avais demandé un transfert d’usine étant donné que ma première job était trop ennuyante et je n’y étais resté qu’une semaine. C’était donc ma première journée chez Goodfellow, une cours à bois. Il faut savoir que j’ai 18 ans et que mes parents m’avaient toujours éduqué à toujours respecter l’autorité et toujours essayer de faire de mon mieux dans tout surtout au travail afin de donner bonne impression.
J’arrive là bas, il est 6h45, je cherche où aller. Y’a un type avec un casque d’une couleur différente des autres qui m’interpelle.
Boss : Eye toé. Tes souliers.
J’regarde. Ah fuck osti. J’ai oublié mes caps d’acier.
Moi : Ableblibloblu
Boss : Grouille toi à revenir avec ça.
J’pars à la course, j’arrive chez moi, fait le changement, retourne à la job pour un total de 40 minutes de retard.
Boss : Bon, suit moé astheur.
Je suis le gars, il m’amène dans un hangar, dedans, y’a une madame debout sur une pile de bois, elle a une genre de canne dans les mains, elle pointe un bout de bois en dessous d’elle et elle dit “4″.
Moi : Euh, pardon ?
Conne : J’ai dit 4. Messemble que c’est pas dur à comprendre.
Moi : Euh.. okay.. quatre.
Je prend la planche de bois et je la regarde.
Moi : Euuuuuuuuuuh..??
Conne : Ben là criss, c’est pas compliqué. Check ben, *elle pointe les piles de bois à terre, y’en a plusieurs*, 2-5-4-7-8-1-3. Va la porter sur la pile 4.
Moi : Ah!!
Bon, j’avance vers les piles, mais j’ai déjà oublié l’ordre des piles en plus qu’elle l’a dit super vite. Je dépose la planche sur une pile.
Conne: PAS CETTE PILE LÀ MAUDIT CAVE!!! J’ai dit la 4!
Ayoye, ça fait 3 minutes que je suis là et j’ai même pas réussi à mettre une planche sur une pile tandis que toutes les autres personnes dans le hangar roule à fond la caisse.
Moi : Euh.. ben c’est laquelle la 4 ?
Elle pointe une pile.
Conne : ELLE!! J’VIENS TE LE DIRE!! T’ES SOURD OU QUOI??
Moi : Ah okay! = )
Conne : Eye, c’est pas le temps de rire, tu nous fa’ pard’ plein de temps.
Ouff… la premiere heure a ressemblé à ça. Après avoir entendu plein d’insulte à mon sujet, je finis par comprendre l’ordre des patentes, je commence à pogner le beat. Je met une autre planche sur une autre pile.
Conne : Kessé tu fais là criss ?
Moi : Ben, c’est la pile 5 non ?
Conne : Met pas ça dememe osti ! Y’a d’la flash !
Moi en regardant la planche : Hein, ça flash pas pentoute…
Conne : Ben check.
Elle descend de sa pile et vient donner un coup sur le coté de la planche.
Conne : C’est quoi ça si c’est pas de la flash ?
Moi: Ah!! De l’écorce..! Okay, pis ça change quoi ?
Conne : Ben là ! On met pas ça sur le coté calisse. Toute va tomber après si tu te mets à faire ça.
Moi : okay okay, c,est beau là. Scusez. Je savais pas.
Je replace la planche. DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING, un son qui ressemble à une cloche d’école secondaire.
Moi : Holy shit ! J’ai tu fais de quoi de pas correct ?
Conne en me regardant pas et s’en allant : C’est le break criss d’épais.
Je retourne donc dans la petite cabane du début. J’achète une crush en canette, je m’assois et je la bois. Y’a un gars qui s’avance et qui vient me voir.
Gars : Première journée hein ?
Moi : Ouais.. je pense que j’hais ça pour mourrir.
Wow, quelqu’un vient m’aborder en me disant “Premiere journée hein ?”, messemble que y’a juste dans les films de prisonniers que ça arrive. C’est plate que j’aille pas de cabaret, messemble que le gars qui se fait aborder envoie toujours un solide coup de cabaret dans la face de celui qui l’aborde. On jase un peu. C’est un ancien de prof de conduite automobile mais il a perdu son emploi lorsque le gouvernement a décidé que les cours n’étaient plus obligatoires. Le gars dit que les gens ici sont typiquement épais, mais qu’à 11$ de l’heure, c’est bien de rester là quand on a pas d’éducation plutôt que rester sur le BS ou si on veut une job d’étudiant rapide. Il m’apprend que je travaille avec la master conne de la place dans l’endroit le plus compliqué.
DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIING
Oups! J’retourne à mon poste. La conne est là et m’attend, appuyée sur son baton.
Conne : Kesse tu fais criss ? Tu vois pas que tu nous a fait pard’ assez d’temps de même osti?
Moi : Euh, ben je suis arri..
Conne : Tu dois être à ton poste quand ça sonne. Messemble que c’est évident là.
Moi : Okay là…
La journée continue, elle me chiale après 80% du temps qu’on passe ensemble.
Conne : EYE!! Met pas ça là osti de cave. C’est la pile 5 !
Moi : Ben scuzez là.
Conne : Messemble que s’pas commpliqué à comprendre !! Tu ne ferais jamais rien de bon dans vie toé !
Cette phrase là, elle me met les larmes à l’oeil rapidement. J’ai de la difficulté à comprendre une job facile et je vais essayer de faire un DEC en science santé à Bréboeuf. Y’a vraiment de quoi qui marche tout croche avec moi aujourd’hui. La cloche sonne, yeah! Dinner time ! Je retourne m’assoir à coté du gars de tantôt, on jase un peu et là, y se passe de quoi de pas croyable. Y’a trois épais de 40 ans qui se moque d’un autre homme d’environ 33 ans.
Épais 1 : Eye le laitte TU PUES LE CRISS.
Épais 3 (dans mon histoire, épais 3 parle avant épais 2) : Ouin, osti, ça juste pas de criss d’allure.
Épais 2 : Messemble qu’on te le dit assez souvent que tu pues calisse. Tu pourrais ben te laver.
Moi en me revirant vers mon nouvel ami : Wtf esti ?
Gars : Ah… le gars qu’ils niaisent a un trouble mental. Y’é retardé. Y’a le quotient d’un enfant.
Moi : Y’a 3 gars de 40 ans qui se moque d’un retardé mental ?
Gars : Ouan…
Moi : Calisse, c’est qui les vrai retardés ici ?
Gars : Le mec retardé, il vient tous les jours en bike, y’habite à 40 minutes de bike d’ici, pluie, neige, y’é toujours sur sa bicyclette pour faire un travail impeccable.
J’en reviens pas, j’assiste à une scène digne d’une cours de récréation de maternelle, mais je suis trop chicken pour m’interposé. Les trois épais assez gros et assez stupides pour vandaliser mon char dans le parking. DRIIIIIIIIIIIIIIIING. Wtf, y’a pas personne qui est a son poste, elle est ben conne la fille qui me bossait tantot. Bref, j’arrive à mon poste, y’a un autre homme avec ma boss.
Homme : Toé, suis moé.
Le gars m’amene dans un camion à l’autre bout de la cours à bois . Holy shit. J’t'en train de me faire renvoyer apres 4 heures de job!
Finalement, il m’amène dans un autre hangar, cette fois ci, on est trois employés le long d’une chaine automatique qui envoie des planches de bois de 6 à 18 pieds, nous on doit les trier. En fait, tous les hangars de la cours à bois sont comme ça, y’a juste un spot que tout est fait à bras et y’a fallu que je tombe dessus le premier jour. Finalement, je suis resté là jusqu’à la fin de l’été qui a été assez relaxe et épuisant à la fois. La job était dur sur le corps, mais vraiment facile pour le cerveau. J’ai eu une sacrée note en entrant au cegep tellement je ne voulais pas finir comme la conne de l’histoire.
C’était pas très chouette.
J’avais l’impression que cet avant midi avait duré une semaine. Sur le coup, j’étais trop sur le choc et sur le “faire une bonne impression est important dans un travail” pour réagir comme j’aurais du. Quand t’es jeune et que t’es dans une situation anormale, tu sais pas trop comment réagir, avec l’âge, tu finis par mettre tes pieds à terre et t’affirmer. Quand j’étais jeune, ce que je trouvais fucké, c’est quand la mère d’un ami me chicanait, je m’en crissais tellement mais je ne réagissais pas. Moi la dernière fois que la mère d’une amie m’a chicanée pour un comportement qu’elle n’a pas aimé de moi, je lui ai vraiment laissé savoir : “Eye criss de grosse vache ! C’est pas parce que c’est la fête de ta fille qui vient d’avoir 23 ans que je suis obligé de venir habillé à son souper de fête, même si c’est au restaurant !”.
J’ai souvent pensé y retourné juste pour lui montrer mon diplôme de mon Bac dans sa face, mais ça ne m’aurait rien donné au bout du compte.
C’est comme dire “J’te l’avais dit“. Quand tu dis “J’te l’avais dit“, même si t’avais prévenu la personne de quelque chose d’ÉVIDENT, c’est sur toi que la merde va tomber si tu dis “Je te l’avais dit… je ne pense que mettre du beurre de peanut sur la pointe de pizza que tu te mets dans les bobettes va aider à enlever la démangeaison, va dont voir un médecin à la place“.
Parce que là, oui, la personne va dire que t’as raison, mais elle ne s’arrêtera pas là, elle va continuer pour te faire SENTIR COUPABLE que t’avais raison : “Ben oui hein ! TOÉ ON SAIT BEN! T’as toujours raison ! Pardonnez moi de me tromper MISTER LE MAITRE DU MONDE. T’es le seul sur la terre qui a raison pis nous autres, on est tous des caves !“
Et là, là, en ce moment précis, t’as tellement envie de répondre “OUI!! C’était stupide de ne pas m’écouter ! Tu m’écoutes jamais et tu finis toujours par te planter en faisant à ta tête !! Redonnes moi mon pot de beurre de peanut astheur s’il te plait.”
Sauf que discuter avec quelqu’un de frustré, c’est vraiment pas évident, surtout quand la personne elle même sait qu’elle est frustrée, que tu as raison et qu’elle s’en calisse ben raide et qu’elle continue de pêter sa coche, elle pis sa tête de cochon. Et là, elle prend son air de boeuf, elle jappe comme un chien, elle est tétue comme un âne, elle saute comme une poule pas de tête, elle pleure des larmes de crocodile, t’as juste envie de lui clouer le bec en lui disant “Non mais est-ce que tu la fermes ?“
Elle devrait, sinon elle restera bête lorsque je vais sortir le pied de biche pour lui faire un coup de cochon. Elle va voir que ça pue en tabarnak un canard à la patte cassée ! (Surtout lorsqu’on met des oeufs pourris sur sa plaie juste pour le plaisir de le voir faire “Couaaaaan COUAAAAAAAAN COUAN COUAN !!!!“). Non mais c’est quoi le trip de se faire prendre pour le dindon de la farce ? Ce genre de situation me fou le cafard, y’a vraiment de quoi fouetter un chat…
ÇA! C’est chouette !

